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VOS CRITERES DE RECHERCHE SONT: TOUS LES DVD

Chroniques trouvées: 421

Strauss: Capriccio (Fleming,Davis, 2011)
Tous les chanteurs sont impliqués, et dans la globalité, plutôt justes; se détachent La Roche de Peter Rose, l'étonnant Barry Banks en ténorissimo italiano. Il n'est pas d'oeuvre plus incisive et troublante sur l'opéra; quand Strauss questionne le genre lyrique, il sait s'enflammer et prendre parti pour un art véritable: c'est ce que montre cette production new yorkaise où domine toujours le diamant éblouissant de la divina Fleming dans le rôle de sa carrière...

Vivaldi: Orlando Furioso (Spinosi, 2011)
La vision est impeccable, stupéfiante, et la réalisation... parfaite de bout en bout. La distribution séduit irrésistiblement par sa force expressive, la finesse des émotions atteintes. Pour nous, le trouble vient surtout de l'excellente Jennifer Larmore, magicienne humaine, souveraine déjà perdue malgré elle...

Tchaïkovsky: Symphonies n°4,5,6 (Gergiev, 2010)
Paris, salle Pleyel, janvier 2010. Gergiev se libère dans un geste qui ose tout: souffle et emportement, aspérités, relief, surtout tension éruptive... le chef sait tout autant murmurer et prier au diapason d'un coeur incandescent. Superbe série de concerts, très heureusement fixés par l'image...

Mozart: Don Giovanni: Fischer-Dieskau (Fricsay, Berlin, 1961)
Voici des chanteurs qui jouent; n'hésitant pas à chanter mezzavoce, développer un chant rayonnant non par les décibels forcés mais chacun grâce à ses nuances propres. Un régal de finesse et d'intelligence, permis aussi (surtout) par une direction à l'écoute très attentive et permanente...

Lully: Atys (Villégier, Christie, 2011)
Reprise légendaire... Dans la scénographie de Villégier, le théâtre que Lully souhaitait supplanter en faveur de la divine musique et du chant, reprend ses droits: sobriété, épure voire ascétisme des mouvements d'acteurs; absence des machineries féeriques et enchanteresses originelles...

Strauss: Die Liebe der Danae (Litton, 2011)
Première au dvd. Sur les planches de l'Opéra berlinois (Deutsche Oper), la production récente brosse avec franchise la situation de départ, en particulier le désarroi du roi Pollux, le père de Danaé, criblé de dettes, poursuivi par créanciers et huissiers... lesquels d'ailleurs n'hésitent pas à tout saisir: tableaux (des amours de Jupiter par Ingres, Corrège...)...

Mayr: Medea in Corinto (Bolton, 2010)
Dès sa création, Medea in Corinto de Mayr bénéficie aussi de la prestation vocale et dramatique d'Isabella Colbran, diva vedette du San Carlo et bientôt épouse de Rossini. Jusqu'à Norma de Bellini (Scala, 1831), Mayr règne incontestablement sur les scènes européennes, sa Medea incarnant un modèle pour le romantisme italien.

Tribute to Jerome Robbins (Opéra national de Paris, 2008)
Le programme présenté à Paris en septembre 2008 permet de revoir la subtilité stylistique des étoiles parisiennes: Marie-Agnès Gillot (En Sol, Triade); Laetitia Pujol (Triade); surtout Claire-Marie Osta et Agnès Letestu comme Benjamin Pech et Nicolas Le Riche dans In the night (1970): variations nocturnes où Robbins relit l'attraction-aimantation du pas de deux

Pergolesi: Adriano in Siria (Ottavio Dantone, 2010)
Des quatre opéras serias, Adriano (créé au San Bartolomeo de Naples en octobre 1734) est le plus abouti, et même le mieux équilibré vocalement; Ottavio Dantone, au clavier, ouvrage un Pergolesi jamais mécanique, toujours palpitant et juste. Belle résurrection d'un seria magnifiquement défendu.

Delibes: Coppélia (Opéra de Paris, 2011)
Avec Gisèle, Coppélia est l'emblème du ballet romantique français. L'Opéra national de Paris profite de la reprise de l'ouvrage en 1996 pour actualiser la version originelle de Saint-Léon.Production magistrale qui mérite absolument sa publication en dvd.

Les Chaussons rouges (Powell, Pressburger, 1948)
La réalisation, l'imaginaire qui déborde et porte le rêve chorégraphique de Vicky, le ballet-lui-même qui est le point d'orgue dramatique de l'action enrichissent ce chef d'oeuvre visuel qui malgré son sujet tragique, grâce à la beauté et l'intelligence de sa forme, reste un hymne atemporel donc légendaire à la danse. Magistral.

Berg: Lulu (Petibon, Boder, 2010)
Liceu, novembre 2010. La Lulu d'Olivier Py recycle le costume de femme nue que portait déjà Patricia Petibon dans les Contes d'Hoffmann: c'est qu'ici, l'opéra offre un portrait absolu, radical de la féminité; un regard cynique et barbare qui se poursuit ainsi d'une production à l'autre sur le corps de la même cantatrice...

Donizetti: Anna Bolena (Anna Netrebko, Pido, 2011)
Autour des deux divas, véritables icônes médiatiques, les autres chanteurs et le choeur se montrent globalement convaincants. Et l'orchestre sous la direction d'Evelino Pido se distingue lui aussi par sa finesse constante. En somme, une production d'Anna Bolena mémorable voire... historique.

Balanchine: Jewels (Gergiev, Kirov, 2006)
Joyaux (Jewels), triptyque chorégraphique conçu par le maître du ballet néoclassique, Balanchine est créé en 1967 à New York et devient l'emblème de la compagnie fondée par le chorégraphe russe expatrié, le New York City Ballet. C'est un hymne autobiographique aux 3 écoles de danses...

Puccini: Turandot (Nelsons, 2010)
Turandot scéniquement pompeuse mais vocalement intéressante: Marina Poplavskaya est une éloquente Liu, tendue et sophistiquée; Maria Guleghina a la puissance et l'aigu flûté, atteignant souvent des sonorités de poupée animale

Verdi: Aida (Gatti, 2009)
Voici de vrais beaux tempéraments dramatiques qui embrasent le trio principal où deux amoureuses se sacrifient à l'aimé: à l'éblouissante Amnéris de Dolora Zajick répond la torche tendre de l'Aïda de miel et de velours de Violeta Urmana, si humaine et soumise. Le Radamès de Johan Botha ne dépare pas loin de là...

Monteverdi: Orfeo (Wilson, 2009)
Seule la réalisation scénique orchestrée par le grand Bob Wilson relève le niveau: espace idéalisé qui cite la nature enchanteresse des grands peintres de la première Renaissance italienne, magie et mystère d'un espace scénique imprécis, primitif... la mise en scène restitue à la musique son pouvoir si fort d'évocation

Placido Domingo: Carmen, Lohengrin, Il Trovatore, Wiener Staatsoper live (1978,1990)
Superbe coffret édité non sans pertinence et opportunité pour les 75 ans du ténorissimo madrilène dont la qualité interprétative est d'autant plus admirable qu'il est aussi capable d'une longévité vocale exceptionnelle, ayant troquer son timbre initial de ténor dramatique et lyrique pour une nouvelle tessiture de... baryton.

Siddharta (Preljocaj, Mantovani, 2010)
En dépit de la grisaille musicale qui pauvre et systématique, semble égrener des formules déjà rabâchées, le spectacle chorégraphique est l'un des plus beaux présentés depuis ces dernières années par l'Opéra national de Paris...

Carlos Kleiber: Traces to nowhere (Arthaus Musik)
Documentaire exhaustif sur une personnalité d'exception. Carlos Kleiber, sur les traces d’un chef de légende. Réalisation : Eric Schulz ... Magistral et incontournable

La petite danseuse de Degas (2010)
Le ballet écrit par Martine Kahane évoque le parcours d'une adolescente vendue sur l'autel du commerce artistique propre à la fin du XIXè: les scènes et les tableaux s'enchaînent et le profil de la petite danseuse se précise avec une cruauté réaliste des plus touchantes

Puccini: Tosca (Kaufmann, Hampson, 2009)
Zurich 2009: Pour Tosca, Carsen, fait du Carsen, chic et parfois toc. Mais les hommes Kaufmann et Hampson embrasent littéralement le plateau...

Lully: Armide (Christie, Carsen, 2008)
Le décalages et relectures sont toujours intéressants sauf quand ils cassent comme ici la cohérence et la vérité de l'oeuvre. C'est en définitive ce trop plein de fausses idées qui font l'échec de cette production: trop brillante... trop creuse.

Pianomania
La relation hypersensible, le rapport maladif et obsessionnel à l'instrument ... Le film délivre tout cela avec tact et précision. En choisissant de passer du côté des coulisses et de la préparation d'un concert de piano, les deux réalisateurs dévoilent ce qui frotte et s'éclaire sur le plan humain...

Wagner: Tannhäuser (Layer, Holten, 2009)
La réalisation à l'Opéra danois réussit idéalement cette scène capitale du social dans l'ouvrage: les multiples plans rapprochés sur certains choristes acteurs, la position des caméras sur la scène en plus des visions générales de face ajoutent à la "réalité" d'un tableau où s'opposent les visions et les esthétiques...

Baroque Académie, le jardin des voix
Les 10 chanteurs sélectionnés (en 2006, à Paris, Londres, mais pas à New York où le niveau est trop faible) - originaires de toutes les nations (Mexique, Israël, Italie, Pologne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, France...) se retrouvent en 2007 au Théâtre de Caen pour travailler (pendant 3 semaines) un programme millimétré, de Monteverdi à Hadyn sous la direction du chef d'origine écossaise William Christie...

Wagner: Le Vaisseau Fantôme (Haenchen, 2010)
Vaisseau en mal d'équilibre... la direction du chef force le trait, couvrant les chanteurs, ratant systématiquement ce point d'équilibre entre fosse et plateau. Là, c'est un naufrage. Catherine Naglestad compose avec son partenaire Juha Uusitalo, le duo choc de cette production, scéniquement clinquante et bien pauvre dramatiquement. Pour les deux chanteurs et rien que pour eux.

Vincenzo Bellini: Norma (Anderson, Biondi, 2001)
Chant bellinien au sommet: inclinons-nous devant la maestrià superlative de la soprano June Anderson, devenue avec raison, l'interprète légendaire du rôle-titre... rivale tout aussi époustouflante que sa consoeur Gruberova dans le même répertoire: leur longévité est à la hauteur de leur génie vocal... témoignage magistral donc incontournable

Grétry: L'Amant Jaloux (Rhorer, 2009)
L'Amant incarne le théâtre des Lumières parvenu à son essor le plus inventif. C'est par cette oeuvre prenante que le directeur de musique de Marie-Antoinette allait gagner ses galons d'illustre compositeur...

Rossini: Armida (Fleming, Frizza, 2010)
Armida enchanteresse à New York... ici en Armida, Renée Fleming affine encore son jeu, entre vérité et sensibilité, sachant tout obtenir d'une voix désormais essentiellement enivrante en particulier quand elle subjugue et enchante les paladins, comme souveraine légitime de Damas

Pelléas et Mélisande: le chant des aveugles (Béziat, 2008)
Comment filmer un opéra? A cette question toujours délicate, Philippe Béziat apporte sa réponse.

Le Baroque Nomade en Ethiopie, à la rencontre des Azmari (2009,2010)
En 2009, les artistes du Baroque Nomade (dont la soprano vedette Cyrille Gerstenhaber) et les Ethiopiens contemporains (l'improvisatrice Salamnech ou le danseur Melaku Belay...) réactivent l'éclat d'une rencontre inoubliable.

Silvesterkonzert 2010: Garanca, Dudamel
Quand Berlin fête la Saint-Sylvestre 2010... La beauté de la voix de Garanca et la tenue de l'orchestre sous la baguette du sémillant Dudamel, séduisent incontestablement, même si dans un autre récital lyrique, le jeune maestro complice de Juan Diego Florez parvient à une finesse de ton autrement supérieure...

Celebracion. Rossini. Florez, Dudamel, 2010
Voici le dieu Florez, capable de ses surpasser en concert... Dudamel à cette école de la finesse musicienne, saisit toute la légèreté expressive, obtenant du Los Angeles Philharmonic, un énoncé symphonique en accord avec le chambrisme vocal du ténor. L'alchimie se précise peu à peu: chef, orchestre et soliste sont d'une rare équilibre.

Strauss: Salome (Mattila, Summers, 2008)
Même si elle est dans la seconde partie de sa déjà riche carrière lyrique, Karita Mattila certes en 2008, n'a ni la voix ni le physique de la jeune Salomé, créature pubère fatale Lolita dont l'érotisme doit transpirer à chaque tirade et susciter l'appétit de son beau père, le tétrarque Hérode. Mattila assure néanmoins sa prise de rôle grâce à sa vocalità charnelle et crépusculaire,...

Puccini: Madama Butterfly (Racette, Summers, 2009)
Patricia Racette éblouit et captive par son charisme d'une finesse déchirante... L'orchestre du Met et les choeurs très présents sous la direction de Patrick Summers ajoutent à la pleine réussite de cette production éblouissante, grâce au charisme tragique mais toujours humain de la diva, grâce à l'intelligence de la réalisation scénique réalisée par le britannique Minghella...

Tchaïkovski: Tcherevitchki (Polianichko, 2009)
En 1887, Tchaïkovski (47 ans) maîtrise le drame musical : cette adaptation sur la scène lyrique de la nouvelle de Noël de Gogol fonctionne à merveille dans ses enchaînements et par la beauté enivrante de la musique: Tchaïkovski la considérait comme l'une de ses pièces maîtresse! Superbe révélation.

Verdi: Simon Boccanegra (Domingo, Pappano, 2010)
A Londres, sur la scène du Covent Garden, en juillet 2010, Placido Domingo éblouit dans un rôle scénique qui lui va comme un gant: profondeur émue et engagée d'un timbre à nul autre pareil, style irréprochable même en dépit des limites d'une voix mûre et qui n'a plus la vaillance ancienne: le ténor chante le rôle du baryton verdien avec un tact, une humanité, un souffle... exemplaires...

Puccini: Tosca (Verrett, Pavarotti, Conlon, 1978)
Partenaire du duo mythique Verrett/Pavarotti, James Conlon, jeune maestro à ses débuts, exalte le propos, accuse les accents d'une partition faite pour rugir et palpiter. Le feu est sur la scène et vient aussi de l'orchestre.

Zemlinsky: Der Zwerg. Ullman: Der Zerbrochene krug (Conlon, 2008)
La production de l'Opéra de Los Angeles, enregistrée en mars 2008, reste mémorable, d'une grâce velazquienne et d'une vérité souvent bouleversante grâce à la tenue vocal du nain, incarné par le baryton Rodrick Dixon: il a la justesse émotionnelle, ce maintien ridicule des chevaliers monstrueux...

Die Meistersinger von Nürnberg (Les maîtres chanteurs de Nuremberg), Bayreuth, Weigle, 2008)
Les chanteurs s'en sortent beaucoup mieux que les cantatrices et du début à la fin, la relation entre eux mais aussi leur carrière propre dans l'action jusqu'au dénouement rendent captivantes les parties de Walther/Voigt et de Beckmesser/Volle. Intéressant...

Puccini: Tosca (Mattila, Alvarez, 2009)
C'est peu dire que la soprano finnoise Karita Mattila est Floria Tosca: ardente et féline, (d'une sauvagerie carnassière même dans la scène du meurtre du Baron calculateur, assénant à sa victime un second coup de couteau!), tendre et candide aussi, c'est une diva accomplie, douée d'une couleur vocale prenante, d'une sensibilité active, d'un vrai talent de tragédienne...

R. Strauss: Elektra (Watson, Thielemann, 2010)
La mise en scène de Herbert Wernicke (créée à Munich en 1997 et reprise ici en février 2010 au festival de Baden Baden) a gardé sa violence cynique, son ivresse sensuelle. C'est beau, fort, irrésistible...

Verdi: Don Carlo (Pappano, 2008)
Londres, Covent Garden, été 2008: Du nerf global grâce au chef très à son aise. Et une distribution collective tout sauf bancale, d'où se détachent les figures du père (Philippe II) et du fils (Carlo).

Bizet: Carmen (Gardiner, 2009)
Paris, Opéra Comique, juin 2009. Gardiner veille à l'équilibre de cette version chambriste et caractérisée sur le plan des timbres et des couleurs: l'Orchestre révolutionnaire et romantique développe une approche affinée, nerveuse, cuivres et bois en avant.

R. Strauss: Ariadne auf Naxos (Levine, 2003)
Quoiqu'il en soit, la production, très classique voire illustrative dans ses décors sans surprise, tient le cap. Même le Bacchus de Richard Margison ne faiblit pas. C'est un Strauss sans fièvre mais d'une honnête implication...

Gounod: Faust (Pappano, 2004)
Cette production londonienne de 2004 répond amplement à notre attente, s'appuyant surtout sur le relief du couple vedette Alagna et Gheorghiu: relief linguistique à la diction claire et éclatante du ténor français ; relief d'un tout autre ordre pour la soprano d'origine roumaine: couleur énigmatique et troublante...

Janacek: Katia Kabanova (Mattila, Belohlavek, 2008)
Madrid, Teatro Real, décembre 2008. Robet Carsen met en scène Karita Mattila dans l'un des rôles de sa carrière: l'identification de la soprano au personnage d'une héroïne, rurale déchirante par sa force morale, de plus en plus en décalage avec son milieu dont sa liberté dénonce l'archaïsme destructeur...

Massenet: Werther (Kaufmann, Plasson, 2010)
Jonas Kaufmann est Werther. Le ténor sait captiver immédiatement: il offre une leçon de chant superlative, linguistique impeccable, phrasés sombres et harmoniquement riches; intelligence du verbe, magistrale.

Bellini: I Puritani (Florez, Mariotti, 2009)
Bologne, 2009. Que valent ces Puritains ? Le spectacle reste prenant; et malgré l'orchestre un rien carré et aigre, et une Elvira pas encore aboutie, la performance atteint le miracle grâce au divin Florez, le plus grand bellinien d'aujourd'hui. Incontournable.

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