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Chroniques trouvées: 859

Rafal Blechacz, piano. Debussy, Szymanowski (2011)
Entre Debussy et Szymanowski, Rafal Blechacz trouve le ton et le style justes. Son implication est totale: d'une souple et parfois violente intensité. Une course à l'abîme où l'âme est en jeu. Notons la belle sensibilité plus secrète encore dans le Präludium puis l'architecture si ciselée de la Fuga a 4 voci, relecture si raffinée des contrepoints de Bach. Szymanowski y développe une sorte de divagation inquiète mais frappante par sa concision et sa clarté intérieure...

Marc-Antoine Charpentier: Musiques pour les comédies de Molière (Reyne, 2011
quand Molière rencontre Charpentier, le dramaturge peut poursuivre son activité visionnaire dans le genre de la comédie ballet. Pour preuve, cet enregistrement qui suit les représentations vendéennes: dans l'orchestre, comme flûtiste et oboïste, le chef de La Simphonie du Marais trouve dans les trois solistes masculins, des interprètes fins et facétieux, le temps de ce programme des plus captivants.

Los Pajaros Perdidos. L'Arpeggiata. Christina Pluhar (2011)
S'il n'était l'erreur de casting vocal dont nous regrettons les dérapages de style, l'album est une réussite; Christina Pluhar sait faire vibrer l'âme sud américaine des instruments baroques. Cornet, harpe, théorbe, psaltérion, guitare, chitarra battente... confrontées ici aux rythmes sud américains, gagnent une vitalité hypnotique.

Debussy: Clair de lune. Mélodies (Dessay, Cassard, 2011)
Affinités électives... Natalie Dessay trouve en Philippe Cassard, le complice rêvé, poète enchanteur d'un Debussy subtilement mélodiste... La diva française rend hommage avec humilité à celui qui l'initia à l'art du dire en chantant, Ruben Lifschitz... quand elle abordait pour la première fois ce si difficile genre soliste. D'autant que le piano de Philippe Cassard, debusyste engagé si dynamique (et convaincant) excelle dans l'art du dialogue chant et piano.

Boulez: Mémoriale, Dérive 1 et 2. Daniel Kawka (2011)
Boulez le cérébral, Kawka l'intuitif généreux; l'axiome n'est rien que réductrice et schématique mais elle prend pour nous, valeur de révélation; révélation d'une complémentarité réussie, à l'œuvre ici et bénéfique pour l'auditeur tant la main du chef, flexible, pudique et idéalement mystérieuse, s'accomplit et convainc ...

Mikhail Simonyan, violon: Two Souls. Barber,Khatchaturian (2011)
Le programme de ce premier cd est comme une carte de présentation, celle d'un violoniste dont la sensibilité et l'éthique musicale se hisse dans l'art de ses aînés et compatriotes, Maxim Vengorov et Vadim Repin, filiation prometteuse, originaire de Novosibirsk...

Debussy: les oeuvres pour piano (Philippe Cassard, 1990-2011)
Philippe Cassard qui accompagne l'oeuvre et l'écriture de Debussy depuis des années présente en cette année anniversaire tout l'oeuvre pour piano de Claude; les gravures remontent à divers enregistrements datés entre 1990 et 2011 (pour les plus récents apports dont Les soirs illuminés et pour le vêtement du blessé du cd 4). Parmi quelques coups de coeur retenons certains accomplissements qui font toute la valeur du présent coffret Decca

Alice Sara Ott, piano: Concertos de Tchaïkovski et Liszt (Hengelbrock, 2011)
Tchaikovski régénéré: Le premier mouvement a des envolées rhapsodiques (pré rachmaninoviennes précisément) et des instants de suspensions caressantes auxquels la grâce structurée de la jeune pianiste Alice Sara Ott apporte une clarté et une assise très louable. La sûreté du jeu, son équilibre, sans aucune ostentation fait merveille dans une partition, surtout pour son premier mouvement, que beaucoup trouvent à torts ou à raisons, trop démonstrative voire exacerbée.

Vivaldi: Teuzzone (Savall, 2011)
D'un bout à l'autre de cette résurrection sur instruments anciens avec la nouvelle génération de chanteurs avérés, diseurs expérimentés dans l'art de l'articulation baroque, Jordi Savall réussit son approche, exception faite du sopraniste dans le rôle-titre, vraie erreur de casting...

Joseph Haydn: Concertos pour violon (Giuliano Carmignola, 2011)
Au tapis de cordes, idéalement articulées, (relief et tempérament bien trempés), répondent l'agilité toute en nuances et aussi la détermination du soliste italien ... L'entente des musiciens sur instruments d'époque et du soliste s'accomplit parfaitement, en particulier dans les mouvements lents, moins démonstratifs, une profondeur intime très juste...

Daniil Trifonov joue Frédéric Chopin (1 cd Decca)
Le nouveau prince du clavier est né le 5 mars 1991 à Nizhny Novgorod. Il est diplômé de l'Ecole Gnesin à Moscou où il a suivi la classe de Tatiana Zelikman. Depuis 2009, il suivait l'enseignement de Sergei Babayan au Cleveland Institute of music. Martha Argerich avouait en août 2011 pendant la Compétition moscovite, son admiration pour le jeune pianiste

The Art of Maurizio Pollini (les 70 ans)
Le pianiste Maurizio Pollini, tel qu'en lui-même... le live du Concerto No 24 de Mozart est un prodige de limpide gravité, où le piano lumineux et grave du soliste également maestro dirige les Wiener avec cette même tendresse vive, ardente (bois d'une délicatesse hagogique inouïe, à pleurer de justesse émotionnelle)...

Félicien David: Quatuors à cordes n°1, 2, 4 (Quatuor Cambini, 2010)
Du feu, de la flamme, un tempérament éloquent et ciselé... le Quatuor Cambini ne manque pas d'arguments pour nous faire découvrir et aimer la musique de chambre romantique telle que défendue par le très original Félicien David...

Gouvy: Symphonies n°1 et n°2. Jacques Mercier (2008)
Voici deux Symphonies magistrales, puissamment originales qui situent Gouvy tel un symphoniste majeur à l'époque romantique. L'histoire de la Symphonie française est encore à écrire: Onslow, Gouvy, Joncières... surgissent dans tout l'éclat de leur écriture si injustement méconnue. Voilà qui aux côtés des Beethoven, Mendelssohn et Schumann devrait pourtant produire de superbes accomplissement au concert. Le disque est une totale réussite: il est révélateur de ce symphonisme à la française ...

Brahms: Oeuvres pour choeur et orchestre (Philippe Herreweghe, 7/2011)
Brahms au sommet... L'intensité expressive de l'orchestre éclaire l'architecture vertigineuse de cette montagne brahmsienne, à la fois bouleversante et éperdue, et aussi fracassante et vertigineuse; sans jamais se diluer ni épaissir l'impact des effectifs, Philippe Herreweghe rétablit de justes proportions

Paz,salam & Shalom (Canticum Novum, 2010)
A l'aube de nouveaux défis qui pourraient demain prolonger son approche vers le théâtre et l'action scénique, Canticum Nuovum efface les frontières, abat les conflits, rapproche les cultures et les croyances. Rencontres, entente, écoute, respect... on ne peut que souscrire à cette expérience hautement pacificatrice, qui place la musique au sommet de l'exercice fraternel.

Théodore Dubois: les oeuvres concertantes (Heisser, 2010)
Superbe programme de défrichement... et de révélations en série. Jean-François Heisser comme le violoncelliste Marc Coppey soulignent sans traits épais tout ce qui relève du génie d'un Dubois, généreux dans ses recherches harmoniques, non moins expérimental dans l'enchaînement de ses trouvailles mélodiques.

TOP CD de Noël 2011: les 10 cd de Noël à offrir
Noël approche à grands pas: qu'offrir? Que partager au moment des fêtes de fin d'année et pour célébrer l'an neuf? La Rédaction cd de classiquenews s'est concertée et vous dévoile les 10 meilleurs cd de l'année écoulée à offrir absolument...

Marcel Proust le musicien (livre 2 cd Decca)
Proust musicien... Les interprètes conviés à la révélation de ce programme tout en correspondances et fusion artistique s'engagent pour en exprimer les champs souterrains, la matière onirique, tout ce monde où la mémoire réactivée peut recomposer le tissu palpitant des souvenirs et des affections passées

Elan: musique de ballet de Saint-Saëns (Tourniaire, Melba)
Pour Melba, le chef Guillaume Tourniaire poursuit après l'opéra Hélène, son exploration des musiques de scènes de Saint-Saëns. Les extraits des opéras Ascanio, Etienne Marcel, Les Barbares sont des premières au disque. Audacieux défrichement et bel accomplissement interprétatif.

Anne-Catherine Gillet: Barber, Berlioz, Britten (Daniel, 2011)
Album événement: une diseuse exceptionnellement chantante se révèle chez Barber, Berlioz, Britten. Incroyable intelligibilité de la voix claire et remarquablement timbrée, voire éblouissante pour le chant français de la soprano belge, presque quadragénnaire, Anne-Catherine Gillet...

Telemann: Les Esprits Animaux (2011)
Attention à l'architecture des tonalités, au jeu des timbres alternés, dialogués, affrontés, vraie joie voire jubilation du geste musical... il ne manque rien aux interprètes des Esprits Animaux: ils ont la fougue, le raffinement... une musicalité qui devient souvent miracle de juvénilité jaillissante, au diapason enchanteur de partitions magnifiquement défendues. Très belle révélation...

Ropartz: Symphonie n°3 (Ossonce, 2011)
Ropartz révélé. Plus qu'un événement musical et interprétatif, la performance fut une révélation: celle d'un symphonisme puissant et original, ardent défenseur d'un humanisme personnel et sincère... l'enregistrement dont il est question ici, est réalisé à partir des séances publiques de mai 2011.

Gustavo Dudamel: Sibelius, Nielsen (2008-2009)
Dudamo embrase Nielsen... De ce bain foisonnant, à la subtilité fuguée, à l'entrelacement permanent des cellules rythmiques et mélodiques, où règne toujours la menace du chaos... C'est donc un combat jamais neutre, stimulant si le chef en exprime les risques et les vertiges possibles. Pari réussi pour Dudamel.

Gluck: Ezio (Curtis, 2008)
Le Gluck d'avant Gluck, celui de Métastase avant Calzabigi... Avant le réformateur d'Orfeo, Gluck poursuit l'aventure du seria dans cet Ezio de pure tradition, dans un enrobage musicalement assez terne d'où se détachent les voix engagées de Prina, Hallenberg et Cencic...

Turina: l'oeuvre pour guitare (Llinares, 2011)
Né à Toulouse en 1978, Sébastien Linares n'est pas seulement un guitariste subtil et suggestif; il a l'audace du transcripteur. Il "ose" exprimer à la guitare seule, plusieurs pièces minutieusement sélectionnées (mélodies originellement écrites pour la voix, miniatures pour piano... Turina ne pouvait trouver meilleur interprète...

Alice Sara Ott, piano. Beethoven: Sonates (Waldstein, 2010)
La très grande sensibilité de la pianiste éclaire le parcours du jeune Beethoven, depuis la vitalité ardente de l'Opus 2 à la prise de conscience et la gravité nouvelle de la Waldstein: en 8 ans seulement, tout un monde sonore bascule vers une intériorité inédite. Superbe programme...

Ferveur & Extase. Stéphanie d'Oustrac, Amarillis (2010)
Le récital lyrique et instrumental s'accomplit ici en deux faces moins opposées que complémentaires car au départ la main du musicien sert avec la même acuité expressive la figure choisie: âme humaine tiraillée par ses passions, entité divine digne d'adoration. Le miel onctueux, expressif et remarquablement articulé de Stéphanie d'Oustrac rend justice à chaque rôle ou figure abordés, tout au long du programme.

Elan. Saint-Saëns: musiques des ballets: Ascanio, Henry VIII ( Tourniaire, 2010)
Tourniaire connaît son Saint-Saëns... Etonnante Danse de la gipsy, aux accents d'une sensualité envoûtante et orientaliste (dans le style de Samson), extraite d'Henry VIII: et toujours quelque soit le climat et le sujet, cette élégance suave d'un Saint-Saëns, prodigue en mélodies caressantes...

Beethoven: 9 Symphonies (Chailly, Gewandhausorchester, 2007-2009)
Une sonorité active, fièvreuse, parfois très mordante, avec des attaques parfois âpres; des accents secs mais pas courts qui profitent aux cuivres et aux flûtes (avec en outre une somptueuse harmonie) mais aussi à la motricité générale des cordes ... La lecture beethovénienne que nous propose Riccardo Chailly ne laisse pas indifférent.

Vivaldi: Farnace, 1738 (Cencic, Fasolis, 2010)
Dans sa version tardive de 1738, Farnace éblouit, surprend, captive. Accomplissement superlatif et grande victoire pour ce chef d'oeuvre de Vivaldi, écarté avant d'être créé. Le disque répare les trahisons de l'histoire.

Stravinsky: L'Oiseau de feu (Roth, 2010)
Stravinsky à l'heure des Ballets Russes... François-Xavier Roth nous rappelle opportunément que les couleurs et la sonorité de l'orchestre des Ballets Russes, porté par l'infatigable et visionnaire Serge Diaghilev, ... sont d'essence française. Dans ce live tendu et fièvreux ...

Ingolf Wunder joue Frédéric Chopin (2010)
Voici le cas exemplaire d'une révélation telle que nous en offre assez régulièrement Deutsche Grammophon au rayon pianistes...

Lalo: Fiesque (Alagna, Altinoglu, 2006)
Première mondiale discographique: le premier opéra de Lalo, Fiesque, ressuscite de l'ombre: un joyau révélé, une oeuvre forte, dont l'architecture dramatique équilibrée et cohérente; la langue orchestrale d'un fini indiscutable aux couleurs subtiles (proches de Berlioz, Meyerbeer, Gounod -un indéfectible soutien-, et même Schumann et Smetana...) constituent de loin l'un des apports à l'opéra romantique français, le plus convaincant parmi les récentes réalisations discographiques.

Hérold: Concertos pour piano n°2,3,4. Neuberger, Niquet (2010)
3 concertos oubliés, révélateurs d'un jeune tempérament, Prix de Rome, déjà mature: Louis Ferdinand Hérold. Le présent disque éclaire un pan oublié d'une oeuvre encore à redécouvrir: au début de sa carrière, Hérold, pianiste compositeur, se passionne ici pour les Viennois

Boesset: Le lys et l'Archange (Correspondances, Daucé, 2010)
Programme dédié aux enchantements spirituels du premier baroque français dont en particulier la ferveur parisienne de Boesset... A la pureté sensuelle d'un Boesset langoureux, Sébastien Daucé associe les mélodies ondulantes très montéverdiennes du romain Giamberti, aux béatitudes plutôt éthérées de Moulinié...

Jorge Luis Prats: live in Zaragoza (2011)
Zaragoza, mars 2011: Récital fracassant et poétique du pianiste cubain Jorge Luis Prats... Le lauréat du Concours Long Thibaud 1977 éblouit par sa pudeur et son épanchement d'une égale grandeur; une sincérité à couper le souffle qui atteint l'incandescente expressivité, poésie et éclairs ...

Frédéric Chopin: Ingolf Wunder, piano (2010)
Récital chopinien convaincant... Tout l'art des grands diseurs se révèle entre les lignes plus nettes, certains passages où le discours disparait pour que surgisse ce chant personnel où l'intimité s'épanche; jamais en manque d'imagination ni de finesse contrastée, le pianiste autrichien Ingolf Wunder exprime la houle du dernier mouvement avec un feu démonstratif qui ne manque pas d'assurance triomphale...

Schumann: Concerto sans orchestre opus 14 (David Kadouch, 2010)
Premier disque saisissant... David Kadouch souligne sans appui et avec une aisance aérienne parfois littéralement claironnante, le jaillissement juvénile du drame Schumanien tel un irrésistible torrent de matière sonore

Lassus: motets. La chambre musicale d'Albert (L'Echelle, 2010)
Lecture superlative... Réunis autour des deux fondateurs et chanteurs de l'Ensemble, Caroline Marçot et Charles Barbier, les solistes de L'Echelle (3 chanteurs et 2 à 3 instrumentistes) savent s'immerger dans le tissu polyphonique, ciselant cet art du contrepoint où toutes les parties sont égales et que Roland de Lassus (1532-1594) a porté à un point d'excellence.

Falvetti: Il Diluvio Universale (Alarcon, 2010)
Joyau du Baroque de Messine... Sommet dramatique, le Dialogo "Il diluvio Universale" du Calabrais Falvetti mérite assurément cet éclairage ciselé par Leonardo Garcia Alarcon: la résurrection prend valeur de nouveau jalon pour notre connaissance du Baroque italien, à la fin du XVIIème siècle

Summer night concert Schönbrunn (Gergiev, 2011)
Excellente prestation, grande messe symphonique devant le château de Schonbrunn ou la poigne fiévreuse du maestro Gergiev s'accorde à l'élégance viennoise...

Brahms: Kun-Woo Paik (Inbal, 2010)
D'emblée le tempérament du soliste s'affirme en particulier dans les Variations opus 21 n°1: C'est une œuvre printanière de 1856 et d'une structure parfaite, où la digitalité liquide et perlée de l'interprète exprime la valse protectrice des connotations tendres.

Schumann: Sonates opus 11, 22. Lieders (Chamorel, 2010)
Coeur de cette coulée ardente, la Sonate opus 11 d'un Schumann à la fois marqué par la poigne du destin et aussi ses pulsions irrépressibles de liberté et de pure fantaisie. Le toucher de Christian Chamorel aborde autant de rives subjectives avec une exaltation rare, où la finesse dynamique et la recherche constante d'une couleur intérieure font... tout le miel intérieur de sa lecture...

Campra: le Carnaval de Venise (Niquet, 2011)
Hervé Niquet ressuscite l'action d'un Français pionnier, lequel dès le XVIIè crépusculaire, déjà enivré par la magie vénitienne, rêvait de féeries pluridisciplinaires: l'inestimable aixois André Campra qui dans son Carnaval de Venise de 1699, produit l'une des œuvres versaillaises les plus délirantes...

Donizetti: Lucia di Lammermoor. Dessay, Gergiev (2010)
Dessay compose ici une Lucia finalement peu saisissante... La voix est agile, et pourtant sans fièvre ni délire: une coquette qui frissonne et se pâme, pas une amoureuse détruite devenue folle et meurtrière... On est loin de la créature fantômatique, hallucinée et crépusculaire...

Brossard: Oratorios, Leandro (La Rêveuse, 2010)
La Rêveuse a bien raison et de façon très animée, éveillée et vivante, de nous faire découvrir telles partitions si dramatiques. L'éclectisme stylistique dont fait preuve le compositeur particulièrement fécond, s'affirme ici précisément dans ce Leandro composé vers 1699/1700 à Meaux...

David: Les Quatre Saisons (1842), Coin, 2010
Au diapason 435, sur instruments montés de cordes en boyau, les interprètes se font une spécialité d'exprimer au plus près le relief et la vitalité du spectre instrumental, malgré la présence exclusive des cordes (deux contrebasses soulignant l'assise des graves)...

Mr Tomkins: his Lessons of Worthe (Bertrand Cuiller, 2010) 1 cd Mirare
Bertrand Cuiller très inspiré illustre la succession idéale aux subtils enchaînements de morceaux excellents tels que Thomas Tomkins l'établit dans son recueil His Lessons of Worthe: hommage aux grands créateurs de son temps, de Tallis à l'incontournable et énigmatique John Bull... au final un programme en trois sections, chacune ayant leur tonalité et leur instrument propre et dédié.

Les Voix. Mélodies & Airs d'Opéras Français
Hahn, Berlioz, Ravel, Fauré, Thomas: mélodies et airs d'opéras servis par de telles cantatrices composent ici un coffret incontournable... Décidément Sony classical a bien raison de rééditer les joyaux de son catalogue.

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